Illusion d'optique du triangle de Penrose à côté d'un escalier impossible sans fin

Triangle et escalier de Penrose : comment fonctionne un objet impossible ?

Le triangle de Penrose, publié en 1958 dans le British Journal of Psychology par Lionel et Roger Penrose, représente trois poutres dont chaque raccord est vraisemblable pris isolément, alors que leur assemblage ne peut exister dans l’espace ordinaire. L’illusion repose sur la perspective isométrique, qui masque la profondeur le long de l’axe de vision, et sur votre cerveau, qui valide les jonctions une à une sans jamais contrôler la figure entière. L’escalier de Penrose applique exactement la même mécanique à une boucle de marches. Les sculptures de Perth et de Grenade exploitent quant à elles un point de vue unique pour simuler l’objet. Le dessin se reproduit en cinq étapes.

En bref

  • Première version connue : Oscar Reutersvärd, 1934, sous forme de cubes alignés.
  • L’objet « s’ouvre » d’une distance égale à la diagonale d’un cube, exactement dans l’axe du regard.
  • L’escalier compte quatre volées et quatre virages à angle droit, pour un dénivelé total qui devrait être nul.
  • Le triangle existe mathématiquement dans la géométrie Nil, une géométrie non euclidienne.
  • Pour le dessiner : trois contours emboîtés en spirale et trois tons de gris.

Qu’est-ce que le triangle de Penrose ?

Le triangle de Penrose est une figure impossible : un dessin en deux dimensions qui figure un solide fermé, composé de trois poutres carrées assemblées à angle droit, que personne ne peut fabriquer tel quel. Il n’a aucun rapport avec le triangle de Pascal, qui est un tableau de coefficients binomiaux. Les objets impossibles forment une famille à part dans le répertoire des illusions d’optique et de leurs grands types.

Tripoutre, tribarre, triangle impossible : une figure aux multiples noms

Trois appellations françaises désignent le même dessin. Tripoutre décrit l’objet par sa matière apparente, trois poutres de section carrée. Tribarre transpose l’anglais tribar, courant dans la littérature anglophone. Triangle impossible insiste sur le statut logique de la figure, et « triangle de Penrose » honore ceux qui l’ont popularisée.

Le principe se décline sur d’autres polygones. On obtient alors un carré impossible ou un cube de Penrose. L’effet y est nettement moins saisissant, probablement parce que chaque côté supplémentaire offre à l’œil un repère de plus pour détecter l’incohérence.

De Reutersvärd à Penrose : l’histoire d’une figure redécouverte

L’artiste suédois Oscar Reutersvärd (1915-2002) dessine la première version connue en 1934. Sa figure aligne une série de cubes qui forment un triangle fermé. Elle reste longtemps peu diffusée hors de Suède.

Roger Penrose, alors jeune mathématicien, retrouve la même structure de façon indépendante. Il avait vu les gravures d’Escher exposées à Amsterdam pendant le Congrès international des mathématiciens de 1954. Avec son père Lionel, généticien, il publie en 1958 l’article « Impossible Objects: A Special Type of Visual Illusion ». Ce texte présente le triangle et l’escalier, et fixe le nom passé à la postérité. Roger Penrose a reçu le prix Nobel de physique en 2020 pour ses travaux sur les trous noirs.

Attribuer l’invention à Escher reste l’erreur la plus répandue. Le graveur néerlandais a repris ces figures après la publication de 1958. Jean-Paul Delahaye retrace cette filiation dans Pour la science (octobre 2006, « Impossible ! En êtes-vous certain ? »).

Comment fonctionne l’illusion : le paradoxe expliqué

Le paradoxe tient en une phrase : les trois poutres sont dessinées selon trois directions perpendiculaires, et un parcours qui suit trois directions perpendiculaires ne revient jamais à son point de départ.

La perspective isométrique, clé de la tromperie

La perspective isométrique est une projection parallèle. Les trois axes de l’espace (largeur, hauteur, profondeur) y apparaissent sur le papier séparés de 120°. Aucun point de fuite n’existe. Deux arêtes parallèles restent parallèles, et une poutre conserve la même épaisseur apparente, qu’elle soit proche ou lointaine. En dessin technique, la norme ISO 5456-3 encadre ces représentations axonométriques, dont l’isométrie est le cas le plus utilisé.

Cette absence de point de fuite a une conséquence géométrique précise. La direction du regard suit la grande diagonale d’un cube, celle qui relie un coin à son opposé. Tout déplacement le long de cette diagonale disparaît à la projection : un point situé à 10 cm devant un autre, exactement dans cet axe, se dessine au même endroit. Le dessin ne dit donc rien de la profondeur selon cette direction.

Quand je relis la vue isométrique d’une pièce mécanique, je sais qu’elle reste muette sur certaines profondeurs tant que la vue de dessus ne l’accompagne pas. Le triangle de Penrose exploite précisément cette ambiguïté. En perspective conique, la poutre la plus éloignée paraîtrait plus fine et l’illusion s’effondrerait.

Chaque angle est juste, c’est l’ensemble qui est faux

Suivez la figure angle par angle. En bas à gauche, la poutre horizontale rejoint la poutre qui monte : vous lisez une équerre, deux pièces assemblées à 90°. Au sommet, la poutre montante rencontre celle qui redescend vers la droite, autre équerre plausible. En bas à droite, la troisième jonction se lit encore comme un angle droit. Couvrez un seul de ces angles avec le doigt : les deux poutres restantes forment un objet ouvert parfaitement constructible.

Le problème apparaît à l’échelle du circuit complet. Parcourir une longueur L selon la largeur, puis L selon la hauteur, puis L selon la profondeur vous laisse à une distance de L × √3 du départ, soit environ 1,73 fois la longueur d’une poutre. Ce décalage pointe exactement selon la diagonale du cube, c’est-à-dire dans l’axe de vision isométrique, où il devient invisible. Le dessin se referme, l’objet resterait ouvert.

Une autre façon de le voir : le triangle dessiné porte trois angles droits, soit 270°. Dans un plan euclidien, la somme des angles d’un triangle vaut 180°. Un triangle à trois angles droits n’existe que sur une surface courbe, comme l’octant d’une sphère.

Votre cerveau, lui, traite chaque jonction séparément. Il vérifie que deux faces se raccordent, que les arêtes sont continues, que l’ombrage reste cohérent. La cohérence globale n’est jamais contrôlée, et chaque validation locale réussit.

L’escalier de Penrose : la même mécanique en boucle infinie

L’escalier figure dans le même article de 1958 et reprend la même structure : une suite de raccords plausibles qui ne peuvent appartenir à un seul objet tridimensionnel.

Monter sans jamais arriver : la construction de l’escalier

L’escalier de Penrose enchaîne quatre volées de marches reliées par quatre virages à angle droit, de façon à former un carré vu en isométrie. Parcouru dans un sens, chaque tronçon paraît monter. Dans l’autre sens, chacun paraît descendre. Le magazine Tangente propose de nommer les virages A, B, C et D : après le tour complet, vous revenez en A, qui ne peut pas avoir gagné de hauteur.

Le bilan vectoriel rend la contradiction mesurable. Les quatre déplacements horizontaux s’annulent, puisque le tracé fait le tour d’un carré. Les montées, elles, s’additionnent : quatre volées de hauteur h donnent un dénivelé de 4h. Un escalier réel aboutirait donc un étage plus haut, comme un colimaçon.

Pour fabriquer une maquette, on ouvre aussi la boucle horizontalement. La dernière volée s’arrête plus loin et plus haut que le départ, d’une quantité choisie pour que le décalage total tombe sur la ligne de visée. Vu depuis ce seul point, le palier final semble rejoindre le premier.

Pour tester le dessin, cachez une moitié de la boucle. Chaque fragment reste cohérent. La contradiction n’existe que dans l’assemblage, exactement comme pour le triangle. La présence de marches suffit à distinguer les deux figures.

Escher et les objets impossibles dans l’art

Escher reçoit l’article des Penrose et s’en empare rapidement. En 1960, sa lithographie Montée et descente installe l’escalier sur le toit d’un bâtiment : deux files de moines y tournent sans fin, l’une gravissant les marches, l’autre les descendant.

En 1961, Chute d’eau applique la structure du triangle à un canal. L’eau semble descendre en permanence le long de l’aqueduc, puis retombe en cascade sur une roue avant de revenir à son point de départ. La gravure figure ainsi un mouvement perpétuel, impossible pour la même raison que le triangle : chaque tronçon descend localement, le circuit entier ne descend pas.

Escher avait déjà exploré les objets impossibles avec Belvédère (1958), dont la structure repose sur un cube impossible dessiné par un personnage assis au pied de l’édifice. Les échanges ont circulé dans les deux sens. Les gravures vues à Amsterdam en 1954 ont nourri les recherches de Roger Penrose, et le dessin publié en 1958 a fourni à Escher deux structures qu’il a développées dans ses œuvres les plus reproduites.

Reutersvärd a poursuivi de son côté un travail massif sur les figures impossibles, longtemps resté moins connu que celui d’Escher. Le cinéma et le jeu vidéo ont ensuite repris ces boucles, notamment Monument Valley (ustwo games, 2014), dont les niveaux reposent sur des raccords valables depuis un angle de caméra précis.

Ce que les figures impossibles révèlent sur notre perception visuelle

Votre rétine reçoit une image plate. Le système visuel reconstruit la profondeur à partir d’hypothèses apprises : les objets sont rigides, leurs angles sont souvent droits, et le point de vue est quelconque, autrement dit aucun alignement n’est dû au hasard de votre position. La perception mobilise vos attentes et votre expérience passée bien plus que la seule image projetée.

Les premiers étages du traitement visuel analysent des indices locaux : jonctions en Y qui signalent un coin saillant, jonctions en T qui indiquent qu’une surface passe derrière une autre. Votre regard procède ensuite par saccades. La fovéa, seule zone de vision nette, couvre environ 2° du champ visuel, si bien que vous ne voyez jamais l’ensemble du triangle en haute résolution au même instant.

Le contraste avec les figures ambiguës comme le cube de Necker est instructif. Le cube bascule entre deux lectures stables. La tripoutre ne bascule pas : elle impose une lecture unique et fausse, qui persiste même quand vous connaissez le truc. Le même entêtement s’observe avec les illusions de perspective comme celle de Ponzo, où le savoir conscient ne corrige pas l’impression.

Peut-on construire un triangle de Penrose dans la réalité ?

Aucun objet de l’espace euclidien ordinaire ne reproduit le triangle sous tous les angles. Toutes les réalisations physiques trichent, et la façon dont elles trichent détermine d’où l’illusion fonctionne.

MéthodePrincipeExempleLimite
CassurePoutre interrompue, écart aligné sur l’axe de viséePerth (bois), Grenade (acier)Un seul point de vue
CourburePoutres tordues qui se rejoignent réellementMaquettes, impressions 3DUn seul point de vue
Ombre et lumièreProjection de l’objet sur une surfaceFrancis TabaryDépend de l’éclairage
Image de synthèseCaméra orthographiqueJeux, animationsÉcran uniquement
Espace non euclidienGéométrie NilSimulationsMathématique, pas matérielle

Cassures, courbures et point de vue unique : les sculptures

La méthode de la cassure reprend directement le calcul de la section précédente. Le sculpteur laisse l’une des jonctions ouverte et place l’extrémité libre plus près de vous, exactement dans l’axe de visée. À Perth, en Australie, un montage en bois fonctionne ainsi. Au Parc des sciences de Grenade, en Espagne, une structure en acier applique le même principe. Faites quelques pas de côté et l’écart apparaît.

La courbure procède autrement. Les poutres se rejoignent réellement, mais l’une d’elles se tord ou s’évase, et cette déformation se trouve cachée par l’alignement depuis le bon point.

Dans les deux cas, la condition est un point de vue unique et monoculaire. Avec vos deux yeux, espacés de quelques centimètres, la vision stéréoscopique détecte la différence de profondeur entre les deux bords de la cassure. Fermez un œil et l’objet se referme. Un appareil photo, qui n’a qu’un objectif, obtient le même résultat.

Le prestidigitateur français Francis Tabary a contourné cette contrainte avec des dispositifs fondés sur les ombres et la lumière. Leur intérêt : l’effet reste perceptible sous plusieurs angles.

Impression 3D, images de synthèse et géométries non euclidiennes

L’impression 3D rend ces maquettes accessibles. Vous modélisez trois poutres, vous ouvrez une jonction, puis vous décalez l’extrémité libre selon la diagonale du cube. Pour la photographie, un téléobjectif placé loin de l’objet aplatit la perspective et s’approche d’une projection parallèle, ce qui rend la jonction plus crédible. Les logiciels de modélisation et les moteurs de jeu vont plus loin avec une caméra orthographique, qui produit une isométrie parfaite.

La seule existence véritable du triangle se situe hors de l’espace euclidien. Dans un espace non euclidien bien choisi, se déplacer le long d’une boucle ne ramène pas forcément au même état. La géométrie Nil, l’une des huit géométries tridimensionnelles classées par le mathématicien William Thurston, possède cette propriété : un circuit fermé dans le plan horizontal produit un décalage vertical proportionnel à l’aire qu’il entoure.

Cette propriété correspond exactement au défaut de fermeture de l’escalier et du triangle. Le développeur connu sous le pseudonyme ZenoTheRogue a publié en février 2020 une simulation montrant un triangle de Penrose qui se referme réellement dans cette géométrie. Vous y circulez autour des poutres, et l’objet reste cohérent sous tous les angles. L’objet n’est donc pas impossible en soi : il est impossible dans notre espace plat, et seulement dans celui-là.

Dessiner un triangle de Penrose étape par étape

Prenez une feuille de papier pointé isométrique (une grille de points disposés à 60°) ou tracez vos lignes à la règle et au rapporteur. La figure repose sur trois contours triangulaires emboîtés, chacun décalé d’une largeur de poutre, reliés en spirale.

  1. Tracez un petit triangle équilatéral d’environ 3 cm de côté : c’est le vide central.
  2. Prolongez chacun de ses côtés de 1 cm au-delà d’un sommet, toujours dans le même sens de rotation.
  3. À l’extrémité de chaque prolongement, tracez une parallèle au côté voisin du petit triangle. Vous obtenez le contour intermédiaire, qui sépare les deux faces visibles de chaque poutre.
  4. Répétez l’opération avec un nouveau décalage de 1 cm pour obtenir le contour extérieur, puis fermez chaque angle extérieur par un segment court.
  5. Effacez les traits de construction et coloriez chaque face selon son orientation : clair, moyen ou foncé.

L’erreur la plus fréquente consiste à prolonger les côtés dans des sens différents. Les lignes doivent tourner toutes dans le même sens, sinon vous obtenez un triangle creux ordinaire. Gardez trois tons et appliquez la même teinte à toutes les faces parallèles.

Lectures symboliques : psychanalyse, logos et tatouages

Une interprétation psychanalytique circule, notamment sur le site Figures ambiguës. Elle associe chaque poutre à un membre de la famille nucléaire : la verticale et l’horizontale, réunies dans un même plan, figureraient les parents, et la poutre de profondeur, qui s’éloigne sans se détacher, l’enfant. Le triangle impossible deviendrait une image du triangle œdipien et de l’ambivalence entre désir de séparation et refus d’être séparé. Ce texte s’ouvre sur un passage de Bruno Bettelheim (Survivre, Robert Laffont, 1979), qui relie les difficultés d’un élève face au triangle géométrique aux relations triangulaires de sa famille. Cette lecture est une interprétation parmi d’autres, sans validation scientifique.

Le monde du design a retenu la figure pour sa force graphique : Palace Skateboards en a fait son logo. En tatouage, le triangle évoque le paradoxe, l’infini ou l’impossible rendu visible, sans signification codifiée. Si vous envisagez ce motif, faites d’abord le dessin vous-même sur papier pointé : vous saurez précisément quelle orientation et quels contrastes de gris retenir avec votre tatoueur.

FAQ

Quel est le paradoxe du triangle de Penrose ?

Les trois poutres suivent trois directions perpendiculaires. Un parcours qui avance successivement selon trois directions perpendiculaires s’éloigne de son point de départ d’environ 1,73 fois la longueur d’une poutre. En perspective isométrique, ce décalage tombe pile dans l’axe du regard et devient invisible. Chaque angle se lit comme une équerre correcte, alors que le circuit fermé ne peut pas exister dans l’espace ordinaire.

Qui a inventé le triangle de Penrose ?

Le Suédois Oscar Reutersvärd en dessine la première version connue en 1934, sous forme de cubes alignés. Roger Penrose la redécouvre de façon indépendante et la publie avec son père, le généticien Lionel Penrose, dans le British Journal of Psychology en 1958. Escher ne l’a pas inventée : il l’a reprise ensuite, notamment dans Chute d’eau (1961).

Peut-on fabriquer un vrai triangle de Penrose en 3D ?

Pas dans l’espace euclidien ordinaire. Les sculptures de Perth et de Grenade, comme les impressions 3D, utilisent une cassure ou une courbure cachée par un point de vue unique, observé avec un seul œil ou un objectif photo. Le triangle ne se referme réellement que dans des géométries non euclidiennes, comme la géométrie Nil, explorable en simulation.

Comment dessiner facilement un triangle de Penrose ?

Partez d’un petit triangle équilatéral de 3 cm sur papier pointé isométrique. Prolongez chaque côté de 1 cm dans le même sens de rotation, tracez des parallèles pour former un deuxième contour, puis répétez pour un troisième. Effacez les traits de construction et coloriez les faces avec trois tons de gris selon leur orientation.

Quelle différence entre le triangle de Penrose et l’escalier de Penrose ?

Les deux figures reposent sur la même mécanique : des raccords localement plausibles, incompatibles une fois assemblés. Le triangle assemble trois poutres en circuit fermé. L’escalier enchaîne quatre volées et quatre virages à angle droit qui semblent monter sans fin tout en revenant au point de départ. Les deux figurent dans l’article des Penrose de 1958.

Que signifie un tatouage triangle de Penrose ?

Aucun sens codifié ne s’y attache. Les porteurs y associent le plus souvent le paradoxe, l’infini, l’impossible ou le goût des sciences et des illusions d’optique. Certains y lisent une symbolique familiale inspirée de la lecture psychanalytique à trois poutres, mais cette interprétation reste personnelle. La figure sert aussi de logo à Palace Skateboards.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

6 + deux =

Défiler vers le haut
Réseau APIS - Sciences & Innovation
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.